La CGT profite des rencontres de la Mecanic Vallée pour se faire entendre


Alain Hébert ont pris la parole devant les manifestants. / DDM.

 

Publié le 21/09/2017 à 18:10

Pas de sommet social de la CGT, ce jeudi, en marge des 19es Rencontres de la Mecanic Vallée à Decazeville. Mais un rassemblement de deux heures avec des revendications.

Certains ont choisi le covoiturage pour rallier le pique-nique et la manifestation à Rodez, d’autres le bus. Venus du Lot et du Bassin, près de 100 manifestants se sont rassemblés hier de 9 heures à 11 heures devant le Laminoir de Decazeville où se tenaient les 19es Rencontres de la Mecanic Vallée.

D’ordinaire, la CGT organise un sommet social en marge de ces rendez-vous d’affaires où donneurs d’ordres et chefs d’entreprise se retrouvent. Mais « compte tenu de l’actualité », nous avons choisi cette année de faire un rassemblement », indique Alain Hébert (animateur CGT de Mecanic Vallée).

Avec force banderoles et bannières CGT (dont la SAM, Umicore, Ratier, Figeac Aéro, La Poste) et celle de la Confédération Paysanne ; les manifestants ont écouté les discours de Laurence Cahors (secrétaire UL CGT) et d’Alain Hébert contre les ordonnances Macron sur la loi Travail, ainsi que la situation des salariés en Mecanic Vallée. Discours ponctués par une puissante corne de brume.

10 % des 13 000 salariés sont des intérimaires

« Nous interpellons les patrons et les donneurs d’ordre de la Mecanic Vallée qui compte 13 000 salariés dont 1 350 intérimaires soit 10 % de l’effectif salarié. Nous luttons contre les ordonnances Macron, mais en réalité les ordonnances Gattaz dont la flexisécurité fait la part belle à la flexibilité mais oublie le volet sécurité. Or, dans la vie de tous les jours, les banquiers ou les bailleurs exigent aussi de la stabilité pour louer un logement ou accorder un crédit.

Il ne faut pas croire que la Mecanic Vallée est un territoire où tout va bien. C’est vrai pour l’aéronautique mais il y a d’autres secteurs qui souffrent dont l’automobile : GM&S, Bosch, SAM, Solev, Métal Plus. 

Nous portons des propositions car nous sommes pour un mieux-disant social et non un moins-disant social : notre pétition pour une convention collective nationale dans la métallurgie est déjà signée par 3 000 personnes. Une politique salariale low-cost ne sera jamais attractive pour un territoire qui veut se développer.

Nous appelons à de nouvelles actions dont un rassemblement à Paris le 13 octobre devant le siège de l’UIMM », soulignaient les intervenants.

Concernant les libertés syndicales, Alain Hébert fustigeait « Le dialogue social moyenâgeux qui règne dans la Mecanic Vallée », avant de lancer « un avertissement solennel aux patrons qui s’en prendraient aux délégués syndicaux CGT, car toucher à un délégué syndical CGT, c’est toucher à toute la CGT ». Avec explicitement en ligne de mire, le patron de Figeac Aéro.

Autres attentes exprimées par Alain Hébert : la formation en Mecanic Vallée. Il plaidait pour l’équation « Un départ = une embauche » et appelait à ce que « Mecanic Vallée devienne un véritable lieu de dialogue social », via la création de commissions paritaires à l’échelle du territoire de Mecanic Vallée.

Un coup de projecteur particulier était donné sur la situation de SAM Technologies. Un hommage a été rendu au travail réalisé et à l’investissement humain de Ghislaine Gistau et Sébastien Lallier.

B.-H. S.-P.

La Rédaction

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