Ensemble pour la paix et le progrès social.


Depuis plusieurs années, les travailleurs d’ici comme d’ailleurs subissent la pression de la mondialisation, du monde de la finance qui concentre la majeure partie des richesses. Il y a les chômeurs et ceux qui doivent « s’estimer heureux de travailler » pour eux la concurrence est poussée à l’extrême, à celui qui acceptera d’en faire le plus pour essayer de sauvegarder un pouvoir d’achat qui ne cesse de dégringoler.

Dans ce schéma, des syndicats de salariés ont choisi d’accompagner les politiques d’austérité. Ainsi à chaque accord signé entérinant un recul social, pacte de compétitivité, de responsabilité …et leurs pendants : loi Macron, Rebsamen, accord Agirc Arcco… et bientôt réforme du Code du Travail, des Conventions Collectives, … ces syndicats se justifient en faisant croire qu’ils ont sauvé les salariés de telle ou telle menace sans jamais avoir cherché à faire front avec d’autres. Car ce n’est pas de la démagogie que de demander notre due sur la richesse que nous créons dans les entreprises.

Les salariés ne sont pas dupes, et quand la menace devient insupportable notamment sur l’emploi alors que l’entreprise dégage des résultats importants, la colère explose, surtout devant des directions méprisantes refusant tout dialogue social, comme à Air France dernièrement.

Le gouvernement, qui ne répond exclusivement qu’aux revendications du patronat depuis des années, jette de l’huile sur le feu en poursuivant des salariés pour l’exemple. La répression syndicale devient alors une arme pour museler la colère des salariés. Le 23 septembre des manifestations avaient lieu partout en France à l’initiative de la Cgt pour dénoncer cette « chasse aux sorcières » menée main dans la main par le patronat et le gouvernement, dans toutes les entreprises et les services publics où les syndicalistes mènent le débat d’idée, proposent des alternatives et portent les revendications des salariés qui demandent le juste retour de leur travail.

Que dire d’une telle attitude des autorités alors que nous sommes dans un pays « libre », une « démocratie ». Nous pouvons mesurer jusqu’où nos gouvernements sont capables d’aller avec des pays en difficulté, au sein même de notre union européenne. L’épisode de la Grèce avec son peuple ayant décidé de s’émanciper du diktat de l’Europe et de l’ultra libéralisme révèle du peu de considération qui est fait de la souveraineté des citoyens. Alors allons-nous croire que ces mêmes puissances se comportent en grands seigneurs avec les populations de pays aux dictatures qui servent les intérêts économiques de ces puissances.

A qui profite, l’exploitation de la misère des peuples, les conflits entretenus pour des luttes d’influences entre grandes puissances ?

Ne nous trompons pas d’ennemi, ce terreau d’injustices et d’exploitation est fertile aux montées des extrémismes, mais les peuples d’ici et d’ailleurs ne doivent pas se tromper de cible car cette spirale guerrière, ne profitera pas au peuple, au pays, mais continuera d’enrichir les puissants.

La politique de division des peuples des salariés doit cesser.

Nous devons lutter contre tous ceux qui entretiennent cette division qui creuse le fossé des inégalités et tous ceux qui les accompagnent.

A nous de réagir et d’inverser le cours de l’histoire et reprendre en main notre avenir dans la paix et le progrès social pour tous.

Syndicat Cgt Ratier-Figeac

Laisser un commentaire