Faut que ça brille ! Peu importe le coût !


Des façades de l’usine aux carters des machines…

Des marbres de contrôle, à la porte à guillotine,  en passant par les ailettes du moteur de la pompe du liquide de coupe à nettoyer au pinceau… la direction ne lésine pas sur les moyens…

Faut que ça brille, que ça en jette….

Et là, contrairement aux prétendues raisons des délocalisations, ce n’est plus une question de coût.

Est-ce pour la venue, prévu les 18 et 19 septembre prochain de Curtis Reusser ?

Notre grand ponte vient-il juger des capacités industrielles de Ratier en se fondant sur l’apparence, l’aspect extérieur ?

En cette période beaucoup s’interrogent très sérieusement sur la finalité du travail qui leur est demandé et sur l’avenir de notre entreprise préparé par nos dirigeants.

Il y a vraiment de quoi bouillir…Tout dernièrement, il fallait faire des samedis pour rattraper « des retards » et aujourd’hui la priorité N°1 devient « l’hyper nettoyage ».

Vous aviez déjà souligné avant les congés les aberrations de l’organisation du travail. Aberrations que la direction tente de masquer en désignant des boucs émissaires, reprochant à l’un sa pose café ou cigarette, à l’autre son manque d’efficacité, d’implication.

A cette ambiance surréaliste, la recherche du « bling-bling » amène nos plus hauts dirigeants à venir en personne contrôler jusqu’ au fonds des tiroirs, y compris ceux des affaires personnelles.

Que dire de la stigmatisation qui est faite notamment au F5 où sur les panneaux ACE en bout de ligne, le responsable se permet de désigner en écrivant le prénom et la faute commise, le mauvais élève, celui qui ne suit pas bien les consignes, l’éthique. Quand viendra le jour où « le mal faisant » ou désigné comme tel devra porter un signe distinctif afin qu’on puisse le reconnaître au premier coup d’œil et lui jeter des pierres ?

Comment ces méthodes d’un autre âge peuvent elles ressurgir au 21eme siècle, après ce que la proche histoire nous a montré de ce qu’elles ont pu engendrer de pire pour l’humanité?

Ces méthodes rentrent dans notre quotidien lentement au début, à faible dose pour qu’on laisse faire, pour éviter les réactions, puis elles prennent le dessus et s’installent.

Quel antidote? Il n’y en a qu’un seul, c’est la réaction collective, le tous ensemble qui refuse en bloc ces méthodes!

Quand un collègue se fait épingler au tableau ensemble rapportons le tableau à l’expéditeur. Rien ne sert de marmonner dans son coin, rassemblons-nous pour réagir.

Que le pape ou le roi de Norvège viennent, les pauses, pauses café, cigarette c’est votre droit, ensemble faisons le valoir!

Indignons-nous, rassemblons nous, réagissons !

Syndicat Cgt Ratier-Figeac

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