Figeac. 200 manifestants en colère dénoncent l’ANI


Publié le 10/04/2013 à 08:37

La colère montait de la rue, hier après-midi, à Figeac. À l’appel de la CGT, près de 200 manifestants venus de tout le département ont battu le pavé, dénonçant l’accord national interprofessionnel (ANI), après un pique-nique solidaire.

Le cortège a longé les quais, avant de rejoindre la permanence du député Jean Launay.

«Dans un courrier de trois pages, il nous explique pourquoi cet accord est bon pour les salariés. Sa position a soulevé l’indignation de tous les travailleurs», expliquait l’un des manifestants, tandis que la vitrine du député socialiste était placardée de tracts et affiches.

Rappelons que lundi, les députés ont adopté la réforme des licenciements économiques qui ne pourront plus faire l’objet d’un recours devant le tribunal de grande instance. Ils seront aussi régis par un plan de sauvegarde de l’emploi conclu avec les syndicats ou représentants du personnel, majoritaires dans l’entreprise, ou à défaut homologué par l’administration du travail (lire notre édition du 9 avril).

Hier, les manifestants lotois dénonçaient une régression sociale, parlant d’accord scélérat : «C’est moins de droit pour les salariés, plus de liberté pour les patrons pour licencier, qui dynamite quarante ans de droit du travail en France.»

Devant la mairie de Figeac, tous interpellaient les élus socialistes et le gouvernement Hollande.

La Dépêche du Midi

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