Figeac. Débrayages et inquiétudes à Ratier


ladepeche

Publié le 14/01/2014

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A Ratier-Figeac, le début d’année démarre plutôt mal sur le terrain du dialogue social. Depuis la semaine dernière, la colère gronde au sein de l’entreprise et plusieurs débrayages ont déjà eu lieu. «Les salariés (entre 150 et 200 personnes) ont débrayé trois fois au total, deux fois la semaine dernière et encore une fois cette après-midi», assurait hier Laurent Alexandre, délégué du personnel et secrétaire général du syndicat CGT à Ratier. En cause : la revalorisation jugée insuffisante de 1,3 % des salaires proposée par la direction. Les négociations annuelles obligatoires sont aujourd’hui au point mort selon le responsable syndical. «Les deux autres syndicats ont signé un PV de désaccord. La CGT ne l’a pas signé car pour nous, les négociations ne sont pas closes. Notre groupe a racheté le groupe Goodrich pour 18 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires est plus que correct et les dividendes seront égaux voire plus importants que l’an dernier». Laurent Alexandre va plus loin et pointe du doigt les choix de l’entreprise en faveur notamment du développement de sa filiale au Maroc. Il craint directement pour la pérennité de l’activité THSA (vis à bille qui permet de faire bouger la gouverne) sur le site figeacois. «La direction a assuré qu’une annonce serait faite et qu’il n’est pas exclu que cette activité soit cédée à une autre entreprise. Cela concerne directement 100 personnes à Ratier», indique le responsable CGT. Les mêmes inquiétudes planent selon lui sur l’activité cockpit qui pourrait à terme être délocalisée. «C’est le paradoxe : on a beaucoup de travail mais on ne développe pas l’emploi ici». A.L.

Jointe par téléphone, la direction n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet mais se réserve le droit de répondre si nécessaire.

La Dépêche du Midi

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