Halte aux injustices sociales à Ratier. Chapitre 3 : les cotisations Mutuelle.


Lors de la réunion du vendredi 27 janvier, la Cgt a porté la revendication d’harmoniser les régimes Cadres et Non-Cadres sur le mieux disant sans hausse de cotisation pour les salariés.

La réponse de la direction a été très claire : « Il n’est pas question de débattre sur une harmonisation des régimes ! ».

Les taux de cotisations en vigueur au 1er janvier 2017 sont les suivants (info direction) :

  Taux salarié Taux entreprise Taux global
Non-cadres Isolé 1,39% 1,48% 2,87%
Famille 1,65% 1,77% 3,43%
Cadres Tranche A 0,89% 0,95% 1,84%
Tranche B 1,38% 1,48% 2,87%
Tranche C 1,39% 1,48% 2,87%

Exemple pour une cotisation famille :

Un salarié non-cadre à 2300 € bruts, cotise 38 € par mois,

Un salarié cadre à 3920 € bruts, cotise 38 € par mois.

C’est une injustice sociale !

 

La direction se doit d’augmenter sa participation financière pour que les salariés, cadres et non-cadres bénéficient tous du même régime.

Elle a largement les moyens de prendre en charge la mutuelle à 100%.

Cela ne représente que 400 € par an par salarié, c’est très peu en comparaison des sommes que la direction donne aux actionnaires ou à ses anciens dirigeants…

Il faut rappeler que le désengagement des entreprises dans notre protection sociale solidaire est responsable des baisses de moyens dans les établissements publics de santé et il est responsable de la baisse de nos remboursements de frais de santé (voir au dos).

Une prise en charge à 100% de la mutuelle par l’entreprise serait la moindre des compensations.

Il n’est pas normal que les salariés payent la facture du désengagement du patronat du financement de notre protection sociale solidaire.

Pour une prise en charge de la mutuelle à 100% par l’entreprise, Ouvriers, employés, techniciens, maîtrises, cadres, c’est unis et ensemble que nous gagnerons.

Syndicat Cgt Ratier-Figeac

 


Sécurité Sociale : Rappels.

La sécurité sociale a été créée en 1947 par Ambroise Croizat, Ministre du travail et syndicaliste Cgt de la métallurgie.

Les richesses produites de nos jours sont bien supérieures à celle de l’époque, cela devrait permettre à tous d’avoir accès aux soins avec une prise en charge à 100%.

Pourquoi ce n’est pas le cas ?

Depuis la création de la sécurité sociale, le patronat combat ce progrès et ne supporte pas que l’argent de notre protection sociale (470 milliards d’euros) ne soit pas disponible pour la spéculation boursière.

Le patronat, avec l’aide des gouvernements successifs travaille tous les jours pour démanteler notre sécu et faire peser le poids de ce désengagement sur le dos des salariés.

C’est ainsi que les salariés subissent un allongement de la durée des cotisations retraite depuis les lois Balladur, Fillon, Woerth qui n’ont jamais été abrogées par Hollande.

Ce sont aussi les salariés qui subissent des remboursements de plus en plus faibles, des familles entières n’ont plus les moyens de se soigner correctement.

Il est de la responsabilité de tous les syndicats de combattre les manœuvres du patronat qui visent à affaiblir notre sécurité sociale.

Il est urgent de reconquérir un système de protection sociale fondé sur les principes de solidarité, d’universalité et de démocratie sociale :

« Chacun paye selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

 

La Cgt affirme que la sécurité sociale souffre d’un manque de recettes et non pas de trop de dépenses !

La Cgt revendique un financement de la sécurité sociale permettant de couvrir l’ensemble des besoins de toute la population de façon pérenne en augmentant la masse des cotisations sociales par :

  • Une politique active de l’emploi pour augmenter le nombre de salariés au travail,
  • Une augmentation générale des salaires,
  • Une égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

La cgt revendique une réforme du financement de la Sécurité sociale avec des mesures :

  • comportant une remise en cause des exonérations de cotisations sociales,
  • introduisant une modulation privilégiant les entreprises qui investissent et créent des emplois,
  • faisant contribuer les revenus financiers des entreprises au financement de la Sécurité sociale,
  • prenant en compte l’ensemble des éléments de rémunération y compris l’intéressement et la participation.

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