Négociations AGIRC et ARRCO.


 

Rééquilibrer les régimes et améliorer les droits, c’est possible !

Arrco et Agirc nous sommes tous concernés par les négociations qui ont débuté le 17 février dernier.

Pour les salariés du privé, la retraite est constituée par une pension de base complétée par l’Arrco et l’Agirc pour les cadres et les affiliés.

 cam

Le niveau de pension moyen des retraites se situe autour de 1300 €. Il faut souligner que ce montant plus que modeste recouvre de très fortes inégalités.

Beaucoup de retraités disposent d’un montant de pension beaucoup plus faible, les femmes en particulier dont le salaire est de 20% inférieur en moyenne à celui des hommes.

Les différentes réformes et accords passés sur les retraites vont encore dégrader la situation. Les futurs retraités vont être touchés de plein fouet par, notamment, l’allongement de la durée de cotisation.

Ces régimes connaissent des difficultés en raison des cotisations qui stagnent du fait des bas salaires, du chômage massif et de la précarité. Par contre le nombre de retraités augmente. Les régimes doivent utiliser les réserves qu’ils avaient constituées auparavant. Ces réserves ne sont pas inépuisables.

Deux choix possibles : soit on diminue les pensions complémentaires Arrco et Agirc, soit on augmente les ressources.

Le Medef a choisi de diminuer toutes les pensions. Alors que les gros actionnaires se gavent de dividendes, le Medef veut réduire les pensions, tant pour les retraités actuels que pour les retraités futurs. Avec une partie de ces dividendes, les caisses des régimes de retraite complémentaires seraient renflouées.

Bien avant 60 ans, beaucoup de salariés sont touchés par la maladie ou l’invalidité, à cause notamment de la pénibilité du travail et du chômage qui a fortement augmenté chez ces salariés. Le recul de l’âge légal à 62 ans y a plus que contribué. Le MEDEF veut en rajouter une couche avec un nouveau recul de l’âge légal à 67 ans pour une pension complète.

La Cgt choisi d’augmenter les ressources pour pérenniser le système tout en  augmentant les pensions au même rythme que le salaire moyen :

–        en augmentant la cotisation acquittée par les employeurs de façon adaptée à la situation des secteurs d’activité (là où il y a beaucoup de profits, les cotisations augmenteraient),

–        L’alignement des taux de cotisation appliqués sur la partie du salaire au-dessus du plafond de la Sécurité sociale sur ceux pratiqués en-dessous. Cette mesure suffirait à rétablir l’équilibre financier de l’AGIRC.

–        en soumettant à cotisations tous les éléments de rémunération (épargne salariale, intéressement, participation…),

–        en faisant contribuer les revenus financiers à la même hauteur que les cotisations assises sur les salaires.

L’égalité salariale entre les femmes et les hommes qui reste un combat d’actualité permettrait aussi de financer les régimes de retraite. Les femmes auraient de meilleurs salaires, cotiseraient plus et auraient de meilleures retraites.

L’augmentation des salaires reste le principal facteur pour garantir notre système de retraite solidaire par répartition.

Nous avons toutes les raisons d’agir !

La CGT poursuit son processus d’action, dans l’unité la plus large possible, en développant et multipliant les luttes et met en perspective une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation et de grève.

A l’appel des syndicats Cgt, FO, Solidaire

EMPLOIS, SALAIRES, RETRAITES,

SERVICES PUBLICS, SECURITE SOCIALE…

 

Jeudi 9 Avril 2015

Grève interprofessionnelle et Manifestations

 

Syndicat Cgt Ratier-Figeac

Laisser un commentaire