Ordonnances Macron : Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les patrons


Un Mensonge d’Etat…
Le patronat et une partie de la classe politique prétendent que les droits des travailleurs sont la cause de nos malheurs pour justifier tous ces remaniements.
Il est très clair que les droits des travailleurs ne sont pas la cause de la précarité actuelle !
Pourquoi cherche-t-on à nous faire croire ça ?
Pourquoi réformer par ordonnances le code du travail qui est aujourd’hui un de nos derniers remparts à l’exploitation des travailleurs ?

…Au Service du Patronat et de la Finance
Macron et Philippe avec leur ministre du travail Muriel Pénicaud (ancienne DRH chez Dassault puis chez Danone) veulent imposer des réformes pour servir l’intérêt du patronat et de la finance.
En effet,
Qui rêve d’une main-d’œuvre moins chère pour plus de compétitivité ?
Qui veut des salariés avec des contrats de travail plus « souples » ?
Qui souhaite pouvoir licencier sans contraintes ?
Qui désire ne plus courir de grands risques devant les Prud’hommes pour licenciement illégal ?
Qui veut faire sa loi dans son entreprise en utilisant s’il le faut le referendum ?
Ce ne sont évidemment pas les salariés, mais bel et bien les entreprises et leurs patrons !

Nous sommes face à une attaque sans précédent contre nos droits dont chacun doit mesurer la gravité !
Les problèmes ne viennent ni des droits des travailleurs qui seraient responsables du chômage et de la précarité, ni d’une excessive protection des travailleurs en CDI comme le martèle le patronat !
Les maux de cette société capitaliste viennent de la course effrénée au profit maximum dans les entreprises !

Il y a urgence sociale,
Le camp des travailleurs est en danger, Macron et Philippe, aux ordres du patronat, veulent nous administrer un recul social sans précèdent !

Conscients de la réalité de la situation, organisons nous dès maintenant.
La contestation grandit dans et hors de l’entreprise, il faut y prendre part !

MARDI 12 SEPTEMBRE 2017

A Figeac, 14h30 devant le Lycée Champollion

Protégeons Nos Droits.

Tous En Grève, Tous à La Manifestation !

 

Syndicat Cgt Ratier-Figeac


LES DANGERS DES ORDONNANCES MACRON

Le gouvernement vient de confirmer les craintes que nous pouvions avoir.
Il vient de nous proposer dans la droite ligne de ses prédécesseurs une énième réforme du droit du travail partant du principe que le travail est un coût, alors qu’il produit les richesses. Cette loi va se rajouter aux précédentes sans même les avoir évaluées et pour cause, elles sont inefficaces.

D’abord, il va encore accentuer l’inversion de la hiérarchie des normes qui s’était engagée dès 1984 et qui n’a cessé de s’intensifier au fil des différentes réformes depuis 40 ans.

La primauté de l’accord d’entreprise, même moins favorable, sur l’accord de branche va s’accentuer dans la plupart des domaines (primes, indemnités diverses, congé de maternité, etc..).

La primauté de l’accord de branche sur la loi s’élargit considérablement (ex : durée et renouvellement des CDD, contrats de chantiers).
Cette mesure n’aura qu’un seul effet : l’amplification du dumping social, en accentuant la mise en concurrence des PME et PMI et de leurs salariés. Cela va aggraver l’insécurité sociale de ces entreprises toujours plus placées sous l’emprise des donneurs d’ordres.

A l’heure où la souffrance au travail, les maladies professionnelles et accidents du travail et le désengagement de nombreux salariés s’intensifient parce qu’ils ne peuvent effectuer un travail de qualité, le CHSCT, qui est l’outil essentiel pour aborder les questions autour du travail réel va être fusionné avec les autres instances représentatives du personnel.

 

La négociation est un droit des salariés exercé par leur syndicat. Le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les PME/PMI. On imagine aisément comment pourront se dérouler de futures négociations.
Ce déséquilibre va être renforcé, l’employeur pourra prendre l’initiative d’un référendum au style déjà connu « choisissez entre la peste et le choléra ».

Une étape supplémentaire dans la liberté de licencier sans contrainte est également franchie. Sont en effet instaurées les ruptures conventionnelles, collectives, contournant les règles des PSE. Ce sont encore moins de droits et de protection pour les salariés.

 

Enfin, pour couronner le tout, un plafond des dommages et intérêts est fixé pour les indemnités prud’homales, un employeur pourra provisionner et anticiper un licenciement abusif pour se débarrasser de n’importe quel salarié.

Cette loi sur le droit du travail, comme les précédentes, n’améliorera pas le chômage, elle va augmenter encore la précarité, développer la pauvreté comme c’est déjà le cas en Allemagne ou en Angleterre.

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