Souvenons-nous. Ils ont payé de leur vie pour notre liberté.


Aujourd’hui, dans la cour d’honneur de l’usine, une cérémonie avec un dépôt de gerbe aura lieu à 15 heures devant la stèle à la mémoire de nos camarades des maquis du lot morts pour la France.

6 Juin 1944, débarquement allié en Normandie

7 Juin 1944, ordre de la « levée en masse » est donné de Londres, il est exécuté chez Ratier grâce à un train qui va transporter les volontaires de l’usine à Gabaudet.

8 juin 1944, massacre de Gabaudet :

La ferme de Gabaudet avait été choisie pour rassembler les résistants de la région, Gramat, Livernon, St Céré, Lacapelle-Marival, Figeac. Le lieu de Gabaudet avait été choisie en raison de sa situation suffisamment isolée mais aussi proche d’Espédaillac où le commandant des FTP avait établi son PC. Ce sont bientôt près de 200 à 300 hommes qui se rassemblent dès le 7 juin.

Au matin du 8 juin la 2ième division blindée SS « Das Reich » quitte le secteur de Montauban où elle était stationnée, avec mission de détruire toute opposition en remontant vers le front de Normandie.

Dans la soirée la ferme est survolée par un avion de reconnaissance allemand, mais l’évacuation n’est pas décidée et la protection n’est pas renforcée pour surveiller les abords de la ferme.

Les unités SS qui traversent le département se dirigent vers Gabaudet.

Les SS encerclent la ferme avec de gros moyens, chars et véhicules blindés (16 engins selon les témoignages), vers 19 heures les premiers coups de feu retentissent.

Malgré la résistance des quelques maquisards armés, la lutte est inégale.

Face à une majorité d’hommes inexpérimentés et désarmés, les assaillants se livrent à un véritable massacre. Les bâtiments sont détruits. Le hameau de Donnadieu est également incendié par les nazis.

Il est dénombré quatre civils et trente cinq résistants tués. Soixante et onze résistants et deux femmes sont capturés.

Dans sa remonté vers la Normandie, la division « Das Reich » va commettre de multiples exactions dont les Massacres de Tulle, de Combeauvert,  d’Argenton-sur-Creuse , d’Oradour-sur-Glane

Tous les faits de cette période ne sont pas relatés dans ce texte, nous nous sommes appuyés sur des extraits de livres et de documents. Selon les sources certaines informations divergent quelques peu.

 

L’implication, le sacrifice de ces hommes et de ces femmes du peuple, n’a pas été vain. Durant la guerre le Conseil National de la Resistance (CNR) a été mis en place pour coordonner les actions de la résistance. Au sortir de la guerre, les forces de gauche très présentes dans le CNR ont réussi à imposer à un patronat qui avait largement collaboré, un programme d’avancées sociales avec notamment la création de la protection sociale (Maladie, Retraite, Famille, …).

Aujourd’hui le patronat revanchard veut revenir sur tout ces progrès sociaux…Les financiers n’acceptent pas que ses sommes colossales et mutualisées échappent à la spéculation qui les engraisse.

Le sacrifice de ces hommes et de ces femmes ne doit pas être oublié.

Leur soif de liberté, de vivre ensemble et de justice sociale doit trouver un nouveau souffle dans la solidarité. Le combat contre le fascisme, les velléités identitaires, l’individualisme et le repli sur soi doit se perpétuer.

Ces tragédies ne doivent pas être effacées de nos mémoires. La Cgt Ratier-Figeac vous appelle à venir honorer la mémoire des victimes du fascisme, tombées pour la liberté.

Ensemble

Commémorons le sacrifice de ces  hommes et de ces femmes.

 A 15 heures, devant la stèle dans la cour d’honneur.

  Syndicat Cgt Ratier-Figeac

69 ans après, le fascisme tue encore !

Hier, 6 juin, la mort de Clément, sous les coups de militants d’extrême droite est un drame tragique et révoltant.

Toute la CGT est indignée par l’agression et le meurtre de Clément Méric, étudiant de 18 ans engagé dans le mouvement syndical et politique. La CGT tient tout d’abord à exprimer sa plus vive émotion à la famille, aux amis et aux camarades de Clément touchés par cette barbarie.

Cette agression mortelle se situe dans un contexte, de banalisation, de montée très forte des idées d’extrême droite, des propos et actes xénophobes, portés par des groupuscules nationalistes.

La haine et la violence fasciste qui sont à l’origine de ce crime doivent être combattues sans relâche.